L'orange

L'orange
L'orange.

Ce m
atin, deux oranges
Sont tomes dans mon jardin.
D
ans mon sommeil, elle m'ont appelée.

Ora
nge, orange, qui ne se laisse cueillir.
O
range, orange, prête à partir.

Je les ai preses contre mon corps.
Leurs quartiers ont éclaté
Et elles se sont coulées le long de mes doigts, de mes seins, autour de mon ventre.

Oran
ge, orange, contre mon corps.
Orang
e, orange, déjà ailleurs.

Mes membres agrumes se sont alors endormis,
Ha
ppés par les parfums des fruits de ce matin.

Orange, orange, en moi.
O
range, orange...

I
nsaisissable écorce,
T
u t'es alors enfuie.
Ne
laissant
En mes draps
Qu'u
ne odeur colorée.
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# Postato giovedì 17 dicembre 2009 12:36

Modificato domenica 20 dicembre 2009 17:10

Lettre à la mer.

Lettre à la mer.
Lettre à la mer.

Je m'assieds devant toi.
Di
scrète.
Rapport à ta peur.

Je finis par te voir.
I
gnorante.

Et je tente sans cesse de suivre tes soupirs, tes assauts et tes fuites.
En
vain.

A
ssise à tes pieds, je ferme alors les yeux.

Laisse doucement tanguer le sol.
M'
enlise à tes embruns.

E
coutant les ressacs,
Libérant l'horizon,
Je m'endors sur le sable.
E
nfin.
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# Postato martedì 29 settembre 2009 10:37

Modificato martedì 29 settembre 2009 18:13

Le téléphone

Le téléphone
Le téléphone


Je dors.
L
e téphone sonne. Deux fois.
U
ne erreur?
Je ne dors plus.
Ou peut-être que si. Je ne sais plus.
Un visage àdu mien souffle.
Mes joues.
C'est un homme je crois.
Je dois être réveillée.
L
a nuit a cessé de me piétiner et j'entends les gosses.
Dehors.
Je me lève.
L'
homme dort encore.
Je vais à la fenêtre.
M
on nez à la vitre, regard-persiennes.
L
es yeux pleins de sommeil, mais ils crient.
Hey, t'as pas une clope.
Retournement du corps pour exprimer masapprobation à cet homme que je dois conntre.
A
ppartement vide.
La
rue aussi.
Il
faudra que je pense - installer le léphone.
Le
lit.
Je me rendors.
O
u bien je me réveille, je ne sais plus.

# Postato mercoledì 19 agosto 2009 19:10

Modificato martedì 25 agosto 2009 22:39

9 mai 2009

9 mai 2009
9 mai 2009.

D'aussi loin que je me souvienne, je n'ai jamais eu peur de l'orage. Et quand le bruit sourd commençait à résonner, je n'attendais qu'à peine la pluie pour aller me blottir avec délice dans les bras de ma mère. Et trente ans plus tard, je ne peux m'empêcher de sourire quand j'aperçois au loin un ciel chargé. Je glissais mes pieds entre ses jambes et j'inventais les mauvais rêves qu'aurait dû déclencher cet orage. Je finissais évidemment par m'endormir, et me réveillais invariablement le matin dans mon lit, déçue. Il ne me restait plus alors, qu'à attendre le suivant.
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# Postato giovedì 14 maggio 2009 11:04

Modificato sabato 06 giugno 2009 06:22

Le bus.

Le bus.
Le bus.

Je suis dans le bus. C'est un de ces jours qui hantent la fin du mois d'août, où la chaleur étouffante s'allie aux pluies orageuses. Je ne vois pas l'extérieur, à cause de la buée à l'intérieur du bus, et de la pluie aussi, qui coule en formant de multiples et minuscules cours d'eau sur les longues vitres. Dans le bus, l'air est suffocant, et les voyageurs peu prévoyants ne savent plus que choisir. Tour à tour, ils grelottent ou s'éventent, le visage usé. En face de moi est assise une vieille dame. Elle a po à côté d'elle un sac de courses provenant de lpicerie Zwolin, dans laquelle je ne me rends plus depuis que le vendeur m'a fichue à la porte pour une histoire de vol. Ou bien était-ce moi qui ai choisi de ne plus revenir. Je ne sais plus. Quoi qu'il en soit, je regrette leurs cafés. La vieille dame en tient un dans sa main gauche. Il sent bon. De l'autre, elle fraye un passage à ses yeux en écartant la be de la vitre. Je n'ai pas très envie de regarder dehors, et jetourne la tête.
J'aimerais rater l'arrêt.
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# Postato giovedì 14 maggio 2009 11:00

Modificato venerdì 15 maggio 2009 09:56