9 mai 2009.D'aussi loin que je me souvienne, je n'ai jamais eu peur de l'orage. Et quand le bruit sourd commençait à résonner, je n'attendais qu'à peine la pluie pour aller me blottir avec délice dans les bras de ma mère. Et trente ans plus tard, je ne peux m'empêcher de sourire quand j'aperçois au loin un ciel chargé. Je glissais mes pieds entre ses jambes et j'inventais les mauvais rêves qu'aurait dû déclencher cet orage. Je finissais évidemment par m'endormir, et me réveillais invariablement le matin dans mon lit, déçue. Il ne me restait plus alors, qu'à attendre le suivant.