Contre ton corps.

Contre ton corps.
Contre ton corps.

Mes doigts contre ton corps fouillent.

Fouillent ton ventre et cherchent l'ailleurs en lui.

Et je me sens Judith,

Vagissant un amour que je sais illusoir.

Je m'accroche à ce corps qui me reste inconnu,

Croyant en cet ailleurs que je ne vois déjà plus.

Puis perdu dans ton corps libérant les bailleurs,

Je m'enfonce en ailleurs que jadis je connus.

Et mon corps par ailleurs, perdu dans l'inconnu,

Annonce enfin la trève de nos corps dépourvus.

# Posté le dimanche 12 octobre 2008 08:45

La lettre.

La lettre.
La lettre.

Tes yeux bouffent mon papier et se crèvent à vouloir le comprendre.
Puis se lèvent et me fixent avec haine. Ou bien c'est autre chose, ça dépend des fois.
E
t puis après, je n'arrive plus à savoir.

Je me dis que tout cela est vain.
Q
ue tu ignores qui je suis à présent.
Et que je ne t'ai moi-me jamais connue.

Que même au temps où nous nous aimions, c'étaient nos propres corps que nous cherchions chez l'autre.
Que j'ai tellement changé, mais que toi aussi, un peu.
Qu'aujourd'hui enfin, je ne sais que lire dans ces yeux que j'aimais jadis.

Je me dis que tout cela est vain.
Car tes yeux et les miens à présent se détournent, se cherchent puis se fuient.
Car tes yeux et les miens à présent s'en retournent, accablés par les pluies.

# Posté le mardi 16 septembre 2008 14:24

La chanson de Prévert - Serge Gainsbourg

La chanson de Prévert - Serge Gainsbourg

Oh je voudrais tant que tu te souviennes
Cette chanson était la tienne
C'était ta préférée, je crois
Qu'elle est de Prévert et Kosma

Et chaque fois les feuilles mortes
Te rappellent à mon souvenir
Jour après jour, les amours mortes
N'en finissent pas de mourir

Avec d'autres bien sûr je m'abandonne
Mais leur chanson est monotone
E
t peu à peu je m' indiffère
A cela il n'est rien à faire

Car chaque fois les feuilles mortes
Te rappellent à mon souvenir
J
our aps jour, les amours mortes
N'en finissent pas de mourir

Peut-on jamais savoir par où commence
Et quand finit l'indifrence
Passe l'automne vienne l'hiver
Et que la chanson de Prévert

C
ette chanson, les Feuilles Mortes
S'efface de mon souvenir
E
t ce jour , mes amours mortes
En auront fini de mourir
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# Posté le dimanche 07 septembre 2008 06:14

Lola

Lola
Lola.

Les yeux de Lola rivés sur moi.
Les yeux de Lola me poursuivent.
Les yeux de Lola me livrent.

Lola a les yeux verts et un sourire moqueur.
Lola a des yeux verts qui engloutissent les mers, et aussi les passants.
De grands yeux verts rieurs qui arrachent au el et nent à l'inutile.
Et l'ailleurs nous entraine, dans ces grands yeux rieurs, il attire, amuse et gène.
Les grands yeux verts moqueurs de la belle Lola,
Qui quand ils nous libèrent, nous laissent ivres et sans vie,
Les grands yeux verts moqueurs de la belle Lola
M'ont un jour rattrapé et ne sont plus partis.

Les yeux de Lola rivés sur moi.
Les yeux de Lola me poursuivent.
Les yeux de Lola me livrent.
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# Posté le dimanche 03 août 2008 09:04

Modifié le samedi 16 août 2008 18:47

Sans diversion.

Sans diversion.
Sans diversion.

x.,
Bonjour.

..........Banalis préfabriqes jetées maladroitement sur cette feuille pour cer entre toi et moi.
Bonjour.
Comment vas-tu?

..........Comme si les questions qui sillonnent les envies nous étaient interdites. Comme si en te voyant j'avais su ces années où tu n'existais pas encore.
..........Hier, en te voyant assise dans ce bar un peu vieux, j'aurais voulu fermer tes yeux et faire de même avec les miens, pour effacer de nos rencontres ce que nous en savions déjà. Pour, ainsi rendu aveugle, marcher chancelant jusqu toi. Pour apprendre sans ton corps et te couvrir enfin, sans diversion.
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# Posté le mercredi 30 juillet 2008 08:43

Modifié le samedi 02 août 2008 12:12

Je t'ai vu, mon amour.

Je t'ai vu, mon amour.
Je t'ai vu, mon amour.

Chasse aux papillons. Meurtres colos au filet. Agrandir la collection. Rattrape-les avant que le ciel ne s'effondre, étouffant la lumière.
Je t'ai vu, mon amour, je t'ai vu. Grapillant ça et là les fourmis salutaires qui feraient de toi un homme. Je t'ai vu gagner ton souffle à force de me fuir et vomir des gendes à observer mon sommeil. Affronter des serrures et retomber avant, pour n'avoir à franchir aucune décision.
Je t'ai vu, mon amour, chercher en vain dans ces morts ridicules, des symboles vacillants, ébrécs, ou me agonisants, pour tenter de tromper les tâches ca-crèmes sees par le bruit sourd des balanciers malades.
Je t'ai vu, mon amour, faire de nos fosses des tranchées. Et ton front contre le mien, je t'ai vu, mon amour, tenter de me poursuivre. Je t'ai vu nuque brie et regards au sol, élever au ciel un drapeau souil.
J
e t'ai vu, mon amour, comme je ne t'aurais pas su. Acceptant les démences et allongeant ton corps. Je t'ai vu, mon amour, greffer à ma présence des prétextes invalides et espérer l'après comme une solution.

J
e t'ai vu, mon amour. Et puis. Je n'ai pas pu.

# Posté le dimanche 20 juillet 2008 09:41

Modifié le dimanche 20 juillet 2008 19:05

Anna

Anna
Anna.

Expiration.
Derrière moi, je te sens avaler mes couleuvres, Anna.
Protestation silencieuse contre une vie dont tu ne veux plus dépendre.
Expiration.
Je ne veux pas savoir ce qui te hante, Anna.
Je repousse en toi les interrogations.

J'aurais voulu savoir le temps qu'il nous restait, Anna.
J'aurais voulu savoir comment rester en haut, Anna.
Elan de balançoire, lassitude enfantine.

Tu vois, Anna, toi aussi tu connaîtras cela.
Mais qui sait, Anna, peuttre que tu y échapperas...

Tu sais tout, Anna.
Tu sais tout, mais si tu ne vis pas, tu ne le sentiras pas.
Peut-être qu'un jour, le temps et toi, vous comprendrez cela, Anna.

Je me jette contre toi, et attrape ta peau. J'avale ton corps jusqu'à ce que tu disparaisses pour ne plus exister qu'en moi. Et mon ventre te porte, scellant l'inconditionnel. Enflant comme les goitres des crapauds qui veulent séduire.

Les choses parfois sont ainsi, Anna...
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# Posté le lundi 07 juillet 2008 11:50

Pour.

Pour.
"J'aurais aimé t'aimer
Comme on aime le soleil,
Te dire que le monde est beau
Et que c'est beau d'aimer.
J'aurais aimé t'écrire
Le plus beau des poèmes
Et construire un empire
Juste pour ton sourire,
Devenir le soleil
Pour sécher tes sanglots
Et faire battre le ciel
Pour un futur plus beau.
Mais c'est plus fort que moi.
Tu vois, je n'y peux rien!
Ce monde n'est pas pour moi,
Ce monde n'est pas le mien..."



Pour.


Pour lire dans tes yeux d'autres lettres que celles qu'ils m'ont écrites.
Pour oublier que tu ne seras jamais.
E
t que si tu es...

Pour faire de nos secondes autre chose que du temps.
Pour effacer ce que tu es
Et créer...

Pour construire des murs, des histoires et des murs à regarder danser ton corps.
Pour persuader ton ombre
De devenir...

Pour tuer les els à force de les ignorer.
Et oublier qu'un jour
Ils nous rattraperont.

# Posté le lundi 30 juin 2008 09:15

Modifié le mercredi 21 janvier 2009 10:22

Lettre à Léa

A Léa, parce que son sourire n'est pas celui d'un clown triste.


Léa.
Cela te surprend, n'est-ce pas? Je n'allais pas laisser ta "lettre" sans réponse.

a.
J
e suis Judith. Et toi? Peut-être davantage un élément... Mais pas la terre (à cause de tes pieds qui refusent obstiment de la toucher).

L
éa.
La mer, qui alors qu'elle semble calme, s'appte à bouillonner...?

Léa.
Le feu? Non, trop clicpour toi!

a.
L
e vent alors. Oui, le vent, insaisissable, impvisible. Genre temte de 1999 quand il le cide.

a.
Oui, au fond, tu es le vent.

a.
S'il te manque tu papier, je t'en donnerai.



Bienvenue chez Léa...
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# Posté le vendredi 27 juin 2008 08:42

Modifié le dimanche 29 juin 2008 13:34

Bivouac.

Bivouac.
Bivouac.

So blieb es. So musste es vielleicht bleiben. Um es nie zu vergessen.

Mariage du rêve et des regrets.

Sich mit dem Konjunktiv begnügen.

Un pas à droite, et toi derrière.
Non?


Will mich mit dir noch ein bisschen langweilen.

Pour ne jamais (t')oublier.

Abschied nehmen.

Ainsi nous resterons.


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# Posté le mardi 24 juin 2008 06:16

Modifié le mardi 01 juillet 2008 06:03