En marchant.

En marchant.
En marchant.

Dans l'obscurité, tu marches. Les lumières du ciel commencent à mourir. Tu palpes pourtant la matière de ce qui devrait t'attacher à la vie. Mais il y a cette angoisse qui ne te quitte plus. Qui s'agrippe à ton corps, démolissant les récifs. Tu erres à la recherche d'une décision à prendre. Il te manque un terrain vague. Alors tu cognes tes ennuis et tu hantes sans repos les terres qui signifi(ai)ent. Tu hésites encore. L'alcool aidant, tu te plies de mauvaise grâce aux désirs de tes pas qui te mènent encore et toujours aux lieux communs. Tu oublies ce pour quoi tu étais parti. Mais du haut de ton piédestal, tu poursuis tes battements et regarde les gens vivre, riant de leur médiocrité. Tu observes l'orange qui borde les arbres, qui bientôt disparaîtra, happé par la nuit. Comme toi.

# Posté le vendredi 20 juin 2008 12:29

Modifié le mercredi 25 juin 2008 05:00

Sans titre.

Sans titre.
Sans titre.

C'est une femme. Son corps svelte et souple suit les méandres de l'eau. Parfois lisse, sinueux souvent, mouvementé quand les nuages le décident. Son ventre long et marbré se soulève sous la pression du vent, tendu et rond, prêt à lécher le ciel. Puis retombe lentement, épousant le reste de son corps. Elle dort. Son souffle calme fait se mouvoir ses membres frais, que le soleil n'a pas encore teintés. La lune est pleine et sa nuit pourtant sans rêves. Il l'observe. Et plonge.

# Posté le dimanche 15 juin 2008 11:46

Jeunesse lève-toi!

Jeunesse lève-toi!

Comme un éclat de rire
Vient
consoler tristesse
Comme u
n souffle avenir
Vi
ent raviver les braises
Comm
e un parfum de souffre
Qui f
ait naître la flamme
Jeunes
se lève toi

Con
tre la vie qui va qui vient
P
uis qui s'éteint
Contre l'
amour qu'on prend qu'on tient
Mais qu
i tient pas,
Contre
la trace qui s'efface
Au d
errière de soi,
Je
unesse lève-toi.

Moi contre ton épaule
Je repars à la lutte
Con
tre les gravités qui nous mènent à la chute
Pour faire du bruit encore
A réveiller les morts,
Pour redonner éclat
A l'émeraude en toi ;

Pour
rendre au crépuscule
La
beauté des aurores
D
is moi qu'on brûle encore
Dis-moi que brûle encore cet espoir que tu tiens
Parce que t
u n'en sais rien de la fougue et du feu
Que je vois dans tes yeux ?
Jeunesse lève toi !

Quand tu vois comme on pleure
A chaque r
ue sa peine
Comment on nous écoeure
P
erfusion dans la veine
A l
'ombre du faisceau
Mon vie
ux tu m'aura plus !
Ami di
s quand viendra la crue

Contre
courant toujours sont les contre-cultures,
Au
gré des émissions leurs gueules de vide-ordures ?
Puis
que c'en est sonné la mort du politique,
L'heure est aux rêves
Aux
Utopiques !

Pour fai
re nos ADN
Un peu plus équitables,
Po
ur faire de la poussière
U
n peu plus que du sable
Da
ns ce triste pays
Tu sais
un jour ou l'autre
Faudra
tuer le père
Faire entendre ta voix
J
eunesse lève toi !

Au clair de lune indien
Toujours surfer la vague
A l'âme
Au creux d
es reins
Fa
ut aiguiser la lame
Puisqu
'ici il n'y a qu'au combat qu'on est libre
De ton triste sommeil, je t'en prie libère-toi !


Puisqu'i
ci il faut faire des bilans et du chiffre
Sont nos amours toujours au bord du précipice,
N'ente
nds-tu pas ce soir chanter le chant des morts
Ne vois t
u pas le ciel à la portée des doigts ?
Jeunesse lève toi !

Comme un éclat de rire
V
ient consoler tristesse,
Comme un souffle avenir
Vient raviver les braises
Comme un parfum de souffre
Qui fa
it naître la flamme
Quand
plongé dans le gouffre on sait plus où est l'âme
Je
unesse lève toi !

Co
ntre la vie qui va qui vient
P
uis qui nous perd,
Con
tre l'amour qu'on prend qu'on tient
Puis qu'on enterre
Contre la trace qui s'efface
Au
derrière de soi ?
JEUNESSE LÈVE-TOI !

Au clair de lune indien
Toujours surfer la vague
A
l'âme
Au creux des reins
Faut a
iguiser la lame
Puisqu'ici il n'y a qu'au combat qu'on est libre
De t
on triste coma, je t'en prie libère-toi !
Puisqu'ici il faut faire des bilans et du chiffre
Sont nos amours toujours au bord du précipice,
N'enten
ds-tu pas ce soir chanter le chant des morts
A la mémoire de ceux qui sont tombés pour toi
Jeunesse lève toi
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# Posté le samedi 07 juin 2008 10:02

Le vent.

Le vent.
.














Le vent.

Il l'emporte.
Marle son visage de ses coups de poings de fillette.
Lui tire les cheveux, pour dénuder sa tête.
Elle ferme les yeux.
Cliché délicieux, auquel elle se soumet sans honte.
E
t elle crie.
Elle crie devant ce vide qui la comprend si bien.
Elle crie devant la mer qui a décidé dtre comme elle ce jour-là.
E
lle crie seule.
E
t elle puise au fond d'elle toute la violence qu'elle cache au monde.
E
t elle arrache de son corps la force qui anime ses membres.
Elle tombe.
Epuie par l'effort.
Les cheveux bientôt trempés de l'humidité des champs.
E
lle s'endort.
Bercée par la pluie, le vent, et les rires de mer.
Gamine illégitime enfantée par la terre.

# Posté le jeudi 05 juin 2008 13:31

Modifié le mercredi 25 juin 2008 04:58

Tu voudrais

Tu voudrais
Tu voudrais

Elle est à côté de toi. Assis à la fenêtre, tu fumes avec elle ta dernière cigarette, dont la fumée prolonge le ciel embué. Tes mains sont moites. Tu la touches presque. Tu badines. Tentes par tous les moyens de prolonger cet instant qui tu le sais marquera la fin de votre histoire inexistante. Tu en allumes une autre, prétextant ou plutôt bredouillant une excuse incompréhensible. Elle te regarde, moqueuse. Complicité erronée.

Tu
tournes la tête vers son visage. Plus possible de bouger. Tu restes abruti par sa présence, et ton corps se refuse à t'accorder le moindre mouvement. Tu la regardes hébété, ne sachant quepondre, oubliant même que tu avais compris la question. Elle rit. Pose sa main sur toi, et fouille ton bras à la recherche d'un accord tacite. D'une raison perdue. Tu perds ce contrôle que tu cherchais à retrouver, ou à oublier, tu ne sais plus. Elle est devenue ta gravité. Ferme les yeux. Tu as peur. Qu'elle remarque. Ou qu'au contraire, elle ne remarque rien. Tu ne sais plus.

La voix
résonne dans tes tympans. Chantante, aux accents de miel. Tu bloques ta respiration. Eviter à tes sens de n'être que le jouet. Elle rit rit de te voir ainsi, de voir ton visage bientôt mauve et tes yeux qui enflent. Tu laches. Et ses détails entrent en toi. Tu sens ton sexe qui s'oppose à toi, se dresse, suintant l'envie.

J
e pense à la chaise. Tu lances ta cigarette sur les toits. « Lune... Qui là-haut s'allume... Sur... Les toits de Paris... »* Ta voix éclate. Ne pas parler. Ses sourcils se courbent. Elle pose sa main, inquiète, sur ton genou. Le froid, c'est à cause du froid. Tu sens ses mouvements qui te paralysent. Vie en parallèle. Inconnue. Intouchable. Inavouable. Tu t'apprète à passer à côté de ce qui aurait pu être.

Tu sens qu'elle va partir. Inéluctable succéssion des énements, de ta faiblesse, de ta lâcheté. De la norme. Ils courront toujours plus vite que toi. Passif. Passif. Les coucous s'éteignent. Tu retournes à ta nuit stérile. Consensus obscur du bonheur falsifié, qui te plaque à un semblant de vie. Tu voudrais. Tu voudrais...




*pris chez Léa: http://leainthesky.skyblog.com[
/a]

# Posté le lundi 02 juin 2008 16:45

Modifié le samedi 07 juin 2008 10:14

Et partir.

Et partir.
Et partir.

Elle s'en va.
L
'appartement se vide.
La pieuvre géante.
E
lle ne pleurera pas.
Ca serait idiot.
A
u sol, vestiges.
E
lle traine.
R
etard.
E
lle ne veut pas ranger.
La matre.
Juste la matre.
Champ de bataille.
A
chèvement.
P
ériode, simplement.
Elle ne veut pas.
Les murs blanc.
Ou presque.
Cigarette.
L
a dernre?
Elle ne pleurera pas.
Musique.
A
mbiance de fin du monde.
R
idicule?
V
idée.
Elle ne veut pas partir.
F
enêtre ouverte.
L'immensité de la pièce.
C
haussure abandone.
S
es clefs.
Vertige.
E
lle s'en va.

# Posté le jeudi 29 mai 2008 07:46

Modifié le mardi 03 juin 2008 03:20

Terre.

Terre.
Terre.

Elle court. Baladeur sur les oreilles. Sa tête se vide lentement. Ses jambes s'élancent en suivant le rythme de la musique. Et ne plus rien entendre. Cesser d'exister soi-même et faire partie de ce qui entoure. Se fondre dans la terre, parfois sèche et noire, parfois glaise et rouge. La boue l'habille bientôt: d'abord les jambes, les hanches, puis le ventre et les seins, et enfin les épaules, la tête. Elle n'est plus. La terre entre dans sa bouche et dévalise sa gorge, son sang. Elle s'est arrêtée, pour laisser le vent effriter son corps. Disparaître avec lui.


Elle ouvre les yeux. Surprise soudain par le poid de cette masse suspendue à son esprit. Son corps. Elle respire. Elle court.
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# Posté le mercredi 28 mai 2008 11:15

Modifié le mercredi 28 mai 2008 11:30

Dans les rues...

Dans les rues...
Dans les rues

Je marche dans les rues sans comprendre encore où je suis.
Il y a quelque chose de difrent.
C
'est une ville on dirait.
Ses murs s'évent pour déchirer le ciel.
Je marche encore.
Je ne sais pas encore ce qu'il va advenir de cette ville.
Et la nuit me rattrape, me frappe, me pousse plus profond.
J
e commence à entrevoir.
E
lle arrive enfin, se montrant en lumière, dans les recoins oubliés de ruelles anciennement maladives.
Je me perds dans cette ville luminescente, aux arrêtes ciselées.
I
mpression de se sentir chez soi.
A
la fois minuscule et forte de ces murs robustes et fins qui m'entourent.
Je me sens vivre.
Comme si l'ailleurs n'était pas nécéssairement meutrier.
Je
prends le métro.
I
mpression agréable d'être quelqu'un.
De ne pas être juste le bruit d'un pas qui résonne dans les longs couloirs crasseux de Paris.
Je sors.
Il pleut.
Mais me avec cette pluie, la ville part douce et sincère.
E
lle s'offre à moi dans sa grandeur, avec ses secrets, son histoire.
El
le se donne entièrement, sans concessions.
Les gens ne parlent pas.
Ils chantent.
De la rue, on entend les éclats de rire des cafés.
J
e vois les gens qui titubent, un peu ivres.
E
t moi-me je chancelle de cette vie qui se vèle à moi.
Comme si le monde n'existait plus en dehors de cet endroit.
Je me suis perdue, je crois.
A force de suivre les lumières et les parfums de ciel.
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# Posté le dimanche 25 mai 2008 18:52

Modifié le mercredi 28 mai 2008 16:02

Corp(s)

Corp(s)
Corp(s)

Tes jambes ont cessé. Lamente, lamente. Tu pleures pas. Tu te perds dans tes inventions pour raisonner la douleur. Ca coule, ça chire, ça bouffe l'intérieur. Et tu sens tes organes qui pourissent un à un amenuisant ton corps et découpant tes formes pour faire de tous ces os le seul repère humain. Mais tu aimes, dis-le! Tu aimes cette douleur, cette vie en toi qui arrache au reste du monde, que tu aimes d'autant plus qu'elle te sera toujours inaccessible. Tu as honte. Tu ne veux pas l'admettre.

Infirme.

Tu
ne veux pas admettre. Faillite. C'est tout ce que ça serait après tout. Coup de fil de ce corps qui te rappelle sa finitude. T'as toujours su, du moment où tu as pu savoir, que tu ne pourrais jamais, non? Comme. Comme? Quoi? C'est quoi ce mot? A quoi ça sert les comme?

Infirme.

Tu vois les regards qui changent. Les mains qui se posent sur toi. Qui te font tant de bien. Qui te tuent. La pitbienveillante, pourissante, qui te défonce les seins. Se faire violence. Et puis ça s'éloigne. Et l'indifférence génée. Et tu sais pas ce qui est pire. Tu pourrais presque en rire si t'avais pas cet égo qui triture tes tripes.

Infirme.

Et toi, t'as mal, mais tu préfères encore crever parce que tu sais ce que tu deviendras si jamais, si jamais. Sales gosses moqueurs qui te montrent du doigt, en riant tes pieds. Pas comme.

Infirme.

Tu repenses à ces jambes, celles qui existaient avant la vie.

Infirme.
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# Posté le dimanche 25 mai 2008 15:32

Modifié le samedi 07 juin 2008 10:08

Pensées éphémères...

Pensées éphémères...
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Je me sens

Judith

Ou sable que la mer

Lappe et recrache

Avec violence et amour...
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# Posté le dimanche 25 mai 2008 15:14

Modifié le samedi 07 juin 2008 10:08