Le parfum

Le parfum
Le parfum.

Elle est revenue. Plus jeune, et peut-être plus belle, mais elle est revenue. Dépendance presque forcée. Et ce parfum. Le sien. Elle est revenue. La vie s'éloigne et les mots viennent à nouveau. Mouvements concentriques perpétuels. Comment?

Ell
e te regarde sans savoir ce désir honteux, sans connaître cette vermine qui te déchire le ventre et éparpille ton sexe liquide. Elle te sourit sans comprendre que tes lèvres veulent bouffer les siennes, sans voir les vents qui parcourent ta peau. Elle te touche sans remarquer le trouble qui s'étire dans tes veines, sans croire à cette vie qu'elle fait apparaître en toi.

Elle vit. Blessures taquines qui démangent ton torse. Tu le connais pourtant l'aboutissement de tout cela. Mais ignorant le cancer, elle te regarde toujours et ses attentions bénines font de toi cette féraille d'antan.

Tu l
'imagines à présent, ce corps plus jeune que le précédant, les seins menus et fermes, le ventre lisse et la peau tendue. Tu sens ses hanches qui se tordent et ses reins qui se brisent. Ses courtes boucles brunes qui gouttent dans son dos. Et ses mains, pleines de vie, qui dansent autour de ceux qu'elles approchent. Et ce corps svelte et souple aux formes rondes et anguleuses à la fois. Le palper, le goûter, emplir tous tes sens de cette jeunesse qui ne s'offrira jamais à toi, oublier qu'un jour, vos corps n'étaient que chair flasque et seule.

Et
cette odeur qui ne te quitte plus, que tu lappes à petites bouffées pour l'entretenir. Odeur de fleur et de lait.

Ma
is les rêves ne sont que des rêves et n'existent plus s'ils cessent d'être des rêves. Tu la penses chaque seconde, elle, l'être, avec son inconnu, ses chutes et ses montagnes, un instant à saisir, à aimer, à baiser. Et s'emplir d'elle jusqu'à en éclater, jusqu'à ne plus savoir qui tu es. Te perdre dans ses cheveux, entre ses doigts, sur ses seins.

Fleur et lait. Tu la penses...
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# Posté le dimanche 25 mai 2008 15:13

Modifié le jeudi 29 mai 2008 10:53

Soirée des L3!!!

Chanson de la fac d'allemand...

(Refrain 1)
Anaïs, la malice...
L
udivine, la mutine!
E
meline, les matines?
Et Marine, ballerine...
Pauvre Florence... Quelle patience!



Trois ans que nous sommes là,
O
u au lit, c'est au choix!
Ap
prenant bien sagement
No
s leçons d'allemand.

L'
an prochain c'est fini
E
t à nous la belle vie...
Ici ou bien là-bas,
L'allemand nous servira.

De
grâce! Ne pleurez pas!
On n'vous en voudrait pas
Mais ça serait tout de même mieux
Q
u'ce soir, on soit heureux.


(Refrain 2)
Attendez! C'est pas fini!
Vu
le temps qu'ça nous a pris
Vous pouvez bien patienter
N
ous devons vous présenter...



Madam
e Filleau en premier
Et sa vie bien mouvementée.
Linguistique, qaund tu nous tiens...
Un
d damit basta?... Bah tiens!
El
le nous emmène en randonnée
Sur l'île de Syld en plein été...
P
our réviser nos génitifs,
Vous prendrez bien l'apéritif?

(
Refrain 2)

Notr
e Birgitt nationale
Av
ec ses idées géniales.
Tout c'que pour nous tu as fait...
T
u dois bien être épuisée!
T
u veux aller à Ikéa?
Va à Cognac, il y en aura!
T
es Apfelstrudel quels délices...
N
on vraiment, ils poussent au vice!

(R
efrain 2)

Madame Solères! Bon, en clair:
L
a civi c'est sa matière.
Et elle a de la culture:
E
lle fait aussi littérature.
Et
si un jour vous la croisez
N'
oubliez pas de demander
U
n petit air d'accordéon
Ou même une petite danse, dit-on.

(Refrain 2)

Monsieur Rass c'est notre chef,
On
vous explique ça en bref:
Notre prof d'informatique,
Av
ec lui pas de panique!
Il est un peu dans la lune
M
ais tout cela il l'assume.
E
t entre nous, les amis,
C'est bien lui le plus gentil!

(Refrain 2)

Et enfin notre Markus,
Il
est allemand en plus!
Mais il nous a abandonnées
Po
ur retrouver sa bien-aie...
Et
il danse le tango:
I
l le fait comme un vrai pro.
Enfin bref, c'est un artiste...
Al
lez, hop! Tout le monde en piste.

(
Refrain 1)

A p
résent c'est fini
Et à nous la belle vie...
Ici ou bien-bas,
L
'allemand nous servira.

D
e grâce! Ne pleurez pas!
On vous en voudrait pas,
M
ais ça serait tout de même mieux
Qu
'ce soir on soit heureux...
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# Posté le jeudi 15 mai 2008 17:45

Modifié le vendredi 16 mai 2008 15:33

Mutation

Mutation
tiens prends tout ça et aime puisque c'est tout ce que tu sais faire tu ne prends même plus tu arraches et tu joues a faire semblant ho c'est vrai tu es tellement doué pour ça disséquer les gens les explorer entrer chez eux et devenir ce qu'ils veulent t'es pas unique et si ça marche pas tu as peur n'est-ce pas parce qu'on t'a découvert parce qu'on sait qui tu es vraiment tu auras beau vagir ton innocence qui t'entendra à présent parce qu'on sait les gens ne te regardent plus ils te fuient ils crachent sur toi on a compris on sait ce qui se trame derrière tes ronds t'as peur dis-le les gens te regardent tu sais plus s'ils t'ont toujours regardé comme ça ou s'ils savent à présent mais tu peux même pas être sûr parce que t'as trop peur pour demander tu te poses des questions qui n'arrêtent plus et si et si et si mais non pourquoi tu te perds en conjectures et hypothèses vaseuses tu t'englues à l'intérieur t'as trouvé plus fort mais tu sais pas tu sais rien t'as trop peur pour savoir quoi que ce soit tu tentes de briser des symboles inutiles tu te dis que tu vas tout recommencer et que peut-être cette fois tu seras quelqu'un de bien mais t'as peur et de toutes façons t'es trop mauvais pour y arriver t'es traqué parce qu'on sait on sait qui tu es et ce que tu as fait comment tu t'y prends pour les éventer au fond tu cherches même pas comment changer tu veux seulement muer t'as peur dis-le
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# Posté le jeudi 27 mars 2008 13:07

Modifié le mercredi 28 mai 2008 11:34

?

Ca tourne.
Et puis elle lache.
Se retrouve catapultée à l'autre bout de la pièce, étourdie, n'étant plus sûre de rien.
Ses membres mous, la tête qui fait des ronds.
Elle titube, ivre de la course.
Son corps, suave, à force de soumission à la gravité.
Et tombe.
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# Posté le mercredi 05 décembre 2007 16:23

Modifié le jeudi 27 mars 2008 13:08

Et la nuit.

Et la nuit.
Et la nuit crachait sa bile,
S
ur tout ce qui restait d'humain.
Et toi,
Tu regardes
Ce trou béant.
Ce trou qui t'aspire,
Q
ui t'appelle,
Qui t'attire.
Dis-le lui
Que tu ne veux pas,
Dis-le.
Hurle!
Je veux t'entendre.

Mais tu restes muette
Face à ce trou suspendu.
Tu ne le regardes plus.
Même ces mots qui grouillent au fond de toi
Ne vont plus
Au bout
De leur sens.
Peut-être...
Peuttre es-tu déjà en lui?
T
es bras,
T
es jambes,
Ton sexe.
Ils sont visqueux.

Tu restes muette
A
vec ces organes qui pourrissent
E
t cet orage mourant.

Tu cours plus.
Peut-être en avais-tu assez?
Peuttre ton souffle t'a-t-il rattrae?
Tu regardes juste ce trou
S
ans rien voir, au fond.

Je t'aime pas
Comme ça.
Crie, pleure, cogne, griffe, déchire.
Mais pas comme ça.
est-il ce mois d'at fiévreux
D
ont les nuits font peur aux enfants?

T
u regardes
Ce trou ant.
L
e ciel.
L
a nuit.
Viens!

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# Posté le mardi 06 novembre 2007 17:56

Modifié le jeudi 29 mai 2008 11:01

Rilo Kiley - Go ahead

O________if you want to find yourself by travelling out west________O
O________or if you want to find somebody else that's better________O
O________g__o____a__h__e__a__d________O
O________g o __a h e a d________O
O________if you want to buy a brand new fancy automobile________O
O________or if you want to build a place up in coldwater canyon________O
O________g__o____a__h__e__a__d________O
O________g o __a h e a d________O
O________go ahead________O
O________i wish you would________O
O________go ahead________O
O________if you want to hold your own hand going up that cliff________O
O________or if you want to just hold back cause you ain't up to it________O
O________g__o____a__h__e__a__d________O
O________g o __a h e a d________O
O________go ahead________O
O________be my guest________O
O________go ahead________O
O________if you want to hold on to the first girl that you meet________O
O________or if you want to settle down and plant roses at my feet________O
O________g__o____a__h__e__a__d________O
O________g o __a h e a d________O
O________go ahead________O
O________i wish you would________O
O________go ahead________O
O________if you want to have your cake and eat it too________O
O________and if you want to have other people watch you while you eat it________O
O________g__o____a__h__e__a__d________O
O________g o __a h e a d________O
O________go ahead________O
O________be my guest________O
O________go ahead________O
O________if you want better things________O
O________i want you to have them________O
O________if you want better things________O
O________then i want you to have them________O
O________g__o____a__h__e__a__d________O
O________g o __a h e a d________O
O________go ahead________O
O________i wish you would________O
O________g__o____a__h__e__a__d________O
O________g o __a h e a d________O
O________i wish you would________O
O________go ahead________O
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# Posté le lundi 22 octobre 2007 10:12

Modifié le lundi 22 octobre 2007 10:59

L'enfant

L'enfant
Comme elle a changé, l'enfant.

L'enfan
t qui tombait tout le temps, qui s'écorchait les genous à force de faire corps avec cette terre qu'elle aimait tant. Celle qui s'emplissait de ciel, pour souffler dans les herbes hautes. Celle qui montait aux arbres, qui tâchait ses chemises, qui déchirait ses jupes, qui poursuivait les garçons, qui jouait au foot, qui machonait son stylo, qui buvait l'eau à bulles, qui collectionnait les billes en terre. L'enfant océan.

Elle est devenue femme, l'enfant.

Pou
ssant ses âges aux extrèmes limites, elle est allée voir ces mers, si vides de passions, si pleines de méandres ricânant. Et les cieux livides, qu'elle aspirait toujours en son être; les cieux livides l'ont bercée dans leur blancheur colèreuse et confinée. Et ces drôles de remous, si calmes, si ridicules, la regardaient avec un drôle d'air.

E
lle est revenue, l'enfant.

Alor
s elle est repartie vers ses vagues brutales, qui écorchent le sable, et qui mordent le ciel, vers ses courants froids, qui lapent avec avidi les corps encore blancs. Elle est repartie voir ces crachats qui éclaboussent la vie, voir les eaux bouillonantes, et écumer de plaisir.

Elle
voudrait rester encore un peu, l'enfant...

# Posté le vendredi 06 juillet 2007 11:07

Elle courait...

Elle courait...
Elle courait...

Elle courait à présent. Rentrer chez soi. Le plus vite possible. Sourire, toujours sourire devant les autres pour cacher sa souffrance. Pour cacher sa colère. Rentrer chez soi et s'effondrer. Ne plus penser. Ne plus penser.
C'étai
t la première fois qu'elle la voyait. Elle avait déjà entendu parler d'elle, bien sûr, mais rien de plus. Il la tenait par la taille. Amoureusement. Il ne s'était pas encore rendu compte qu'elle était là. Elle ne voyait plus les gens autour. Elle n'entendait plus David, qui essayait de détourner son attention, ni les autres qui n'avaient rien remarqué, ni la foule qui hurlait, ni les beuglements insupportables du chanteur.
Elle
savait qu'elle existait. Qu'il était avec elle depuis un moment dé. Mais il ne pouvait pas être heureux avec elle. Il n'avait pas le droit. Il n'avait pas le droit de l'oublier. Pas le droit d'en aimer une autre. Pas après ce qu'ils avaient vécu. C'était elle la femme de sa vie. Elle qu'il auraitserrer si fort contre lui. Pas cette petite mijaurée d'à peine vingt ans... Pas cette gamine, qui ne l'aimerait jamais comme elle l'avait aimé.
Lorsq
u'elle avait croisé son regard, elle n'avait pu s'emcher d'y mettre toute la haine qu'elle contenait en elle. Parce qu'il avait tout gâché. Il savait pourtant, qu'ils avaient rendez-vous dans cinq ans, dans dix ans, pour pouvoir continuer à s'aimer. Ils les voulaient tous les deux, ces retrouvailles. S'ils s'étaient séparés, c'était pour mieux se retrouver.
Q
u'il ait quelqu'un dans sa vie, cela n'était pas son problème. Après tout, elle aussi avait un homme. Mais c'était juste en attendant. Pas pour vivre, et encore moins pour aimer.
Quelqu
e chose s'était brisé en elle, lorsqu'elle avait vu cette gosse dans les bras de l'homme de sa vie. Il venait de foutre en l'air leur histoire. Cette fille prenait soudain forme sous ses yeux. Comme si avant ce jour, elle n'était qu'un mauvais rêve. Elle l'avait ignorée encore et encore. Pas de nom, pas de visage. C'était sa faute à lui si ça n'avait pas marché. Sa faute à lui si tout était finit entre eux. Elle n'y était pour rien. Elle avait vu qu'il l'aimait. Et qu'il ne l'aimait plus. Elle l'avait lu dans son regard, et tout son corps en avait tremblé de rage et de désespoir.
Elle avait mal. Mal à en crever.

Et les lu
mières vomissantes de cette lune sans passion faisaient pourrir les rêves naissants, le temps de sa nuit fuyante...

# Posté le mardi 06 février 2007 12:05

Modifié le mercredi 28 mai 2008 11:34

Charlotte Gainsbourg

The song that we sing...

I saw somebody who
Reminded me of you
Before you got afraid
I wish that you could've stayed that way

I saw a little girl
I stopped and smiled at her
She screamed and ran away
It happens to me more and more these days

And these songs that you sing
Do they mean anything
T
o the people you're singing them to
People like you

I saw a photograph
A woman in a bath
Of hundred dollar bills
If the cold doesn't kill her, money will

I read a magazine
That said by seventeen
Your life was at an end
I'm dead and I'm perfectly content

And these songs that I sing
Do they mean anything
T
o the people I'm singing them to
People like you

And these songs that we sing
Do they mean anything
T
o the people we're singing them to
Tonight they do

# Posté le jeudi 30 novembre 2006 05:16

Les yeux de mer.

Les yeux de mer.
Les yeux de mer.

La petite avait toujours ce genre de lubies.
Pen
ser des trucs que personne ne pouvait se mettre en tête, excepté elle.
Elle était comme ça. Point.
Quan
d elle avait une idée en tête, il ne fallait pas songer à essayer de laloger.
Même s
i, par on ne sait quelle machination saugrenue de son esprit, elle trouvait elle-même ses pensées sans fond.
M
ais elle pensait. Elle pensait des riens.

Elle avait souvent des yeux pleins de vide, la petite. Comme si elle avait vidé son regard dans la mer, à force de s'y abîmer les yeux. Un vide tout vert. Comme quand il fait froit, avec du vent, et un ciel blanc. Alors la mer est verte.

Oui. La petite avait des yeux de mer.
C'
était dangereux de s'en approcher de trop près, ou de les regarder avec un peu trop d'attention. On se perdait dans ces yeux, dans leurs tempètes et leur écume, ou leur mélancolie de marée basse. On y restait accroché, suspendu par un fil, comme à la falaise qui attend que l'eau l'engloutisse.

Et ces yeux qui égaraient les pensées, me disaient qu'ils m'aimaient.

# Posté le jeudi 23 novembre 2006 17:50